Comité conjoint pour la science et la technologie

Dans le cadre de l’accord de coopération scientifique et technologique entre le gouvernement français et la République d’Afrique du Sud, la troisième réunion du comité conjoint pour la coopération scientifique et technologique s’est tenue le 26 septembre 2013 à Pretoria, en présence de l’ambassadrice Barbier.

Ce comité a été l’occasion pour les représentants des deux pays d’évaluer et de proposer des recommandations dans l’objectif de renforcer leur coopération dans le domaine scientifique et technologique.

Soulignant le dynamisme des échanges franco-sud-africains dans le domaine scientifique et le rôle important qu’ils jouent sur l’ensemble de la relation bilatérale France-Afrique du Sud, le comité a formulé plusieurs recommandations à même de renforcer ce partenariat.

Les priorités scientifiques ont été réaffirmées, notamment sur les thématiques liées à l’environnement, à l’eau, à l’espace, aux technologies de l’information et de la communication et aux sciences humaines et sociales. Le comité a souligné l’importance de la construction des capacités en Afrique du Sud et donne un avis très favorable à la création du F’SAGRI sur le modèle du F’SATI. Il a également insisté sur l’importance de développer la mobilité étudiante et académique entre les deux pays en complément à ces instituts basés en Afrique du Sud.

Le comité, constatant l’importance du projet de radiotéléscope international SKA, dont l’Afrique du Sud accueillera la plus grande partie, encourage la mise en place de partenariats spécifiques avec les organismes français intéressés ou participant déjà au projet, Observatoire de Paris, CNRS et INRIA notamment.

Le comité enfin, souligne l’importance de lier la recherche académique à l’innovation et aux applications industrielles et commerciales. Il propose que des partenariats s’établissent entre centres de compétences sud-africains et pôles de compétitivité français, par exemple dans les domaines des transports et de l’espace où les pôles I-Trans et Aerospace Valley sont en pointe. L’implication des entreprises françaises et sud-africaines, que ce soit pour la recherche, l’innovation ou la formation professionnelle et supérieure, est encouragée. Les centres de formation F’SASEC et PLMCC, construits en partenariat avec le gouvernement français, les universités technologiques VUT et CPUT, et les entreprises Schneider Electric et Dassault Systèmes, constituent à ce titre des modèles intéressants. Le comité recommande par ailleurs qu’un partage d’expérience sur les incitations fiscales à la recherche soit conduit entre les deux pays.

L’ensemble du réseau diplomatique français en Afrique du Sud (à savoir le Service culturel de l’ambassade et Institut Français d’Afrique du Sud, l’Agence Française du développement, le service économique de l’ambassade et le bureau Ubifrance de Johannesburg, le réseau d’Alliances Françaises et l’agence Campus France), travaille de concert à donner une traduction concrète à ces orientations.

publie le 11/10/2013

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