La France souhaite contribuer au projet SKA et à la recherche en radioastronomie

A l’occasion de la naissance officielle, le jeudi 4 février 2021 de SKA Observatory (SKAO), organisation intergouvernementale qui assurera la construction puis l’exploitation du Square Kilometer Array (SKA), le plus grand instrument de recherche en radioastronomie pour les décennies à venir, la France a annoncé son souhait de rejoindre le projet.

Construit par un consortium scientifique international, l’instrument permettra d’étudier des questions scientifiques essentielles allant de la naissance de notre univers aux origines de la vie, mais également la formation des étoiles et l’évolution des galaxies. Le siège du projet est situé au Royaume Uni, sur le site du Jodrell Bank Observatory, près de Manchester.

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SKA telescopes in South Africa and Australia
SKA telescopes in South Africa and Australia, SKAO, ICRAR, SARAO

Pour cela, deux réseaux d’antennes vont être installés, l’un en Australie, l’autre en Afrique du Sud. Le déploiement de ces deux réseaux dans l’hémisphère sud devrait permettre d’atteindre une capacité d’exploration de l’inconnu jamais encore mise en place. Le projet promet par ailleurs de relever une prouesse technologique : le flot de données généré devrait dépasser chaque année le trafic internet mondial d’aujourd’hui et les besoins de stockage actuels de Facebook. Pour la première fois, les supercalculateurs pour le traitement des données deviendront une partie intégrante des télescopes, au même titre que les antennes, en faisant de SKA le premier observatoire « Big Data ».


L’organisation internationale SKAO est née officiellement le jeudi 4 février 2021. A cette occasion, la France a annoncé son souhait de contribuer à ce projet emblématique. Actuellement pays observateur au Conseil de l’organisation SKAO, la France a engagé le processus de demande d’adhésion afin de rejoindre l’Afrique du Sud, l’Australie, la Chine, l’Italie, le Pays-Bas, le Portugal et le Royaume Uni qui ont déjà signé la Convention internationale SKAO.

La communauté française souhaitant contribuer au projet SKA s’est regroupée dans la « Maison SKA-France » qui rassemble 7 établissements publics (C.N.R.S., Observatoire de Paris, Observatoire de la Côte d’Azur, Université de Bordeaux et Université d’Orléans, INRIA, C.E.A.) et 7 entreprises (Air Liquide, ATOSBull, Callisto, CNIM, FEDD, Kalray, Thalès).


Le Centre national de la recherche scientifique, qui a classé SKA parmi ses priorités, estime qu’après la mise en service de l’instrument, la communauté scientifique française impliquée dans son exploitation devrait dépasser 400 chercheurs et chercheuses dans les domaines de l’astrophysique, de la cosmologie et de la physique fondamentale, auxquels seront associés les scientifiques d’autres domaines sur des enjeux de recherche numériques, technologiques, méthodologiques et sociétaux.

publie le 15/02/2021

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